Pendant qu'elle tenait sa pincée de sel en petits cristaux, je savais ma main semblable à celle de toutes les grand-mères de la terre quand elles font le geste
d'ouvrir la marmite pour saler la soupe, le geste que j'avais vu faire à ma mère et je dialoguais avec elle dans la rapidité du songe :
"Je sale ma soupe, ma main est la tienne, tu n'es pas morte."
(Georges Navel, Travaux, Paris, 1946, p.187)
Par Zartampion
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Publié dans : Hommage
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